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Sanbak
Sanbak
Titre "Le pas frais"
Sexe Mâle
Race Gobelin
Classe Cuisinier
Occupation Cuisine actuellement pour le "Corbeau des Tempête" et se dirige vers la Nouvelle-Bombe 2.
Location Mers du sud
Status Vivant
Parent(s) Sallik Dulin (Mère)

Dulin senior (Grand-père) San'Bak (Père adoptif)

Professeur(s) San'Bak
Apprenti(s) Gronk Bajoues
Compagnon(s) Gronk Bajoues
Alignment Neutre mais désireux de retrouver sa Strom
Quand on dit "Gobelin" on pense directement à ingénierie, à l'alchimie ou encore à la richesse démesurée. Mais peut-on penser à la cuisine en imaginant ces petits être verdâtres dénués de scrupules, nichés dans les recoins les plus infâmes, les plus sombres, se mêlant à la vermine grouillante... Et bien oui on peut ! Et je vais vous le prouver...

IntroductionModifier

Durant le début de l'engouement des Gobelins pour l'exploration et la conquête suite à leur victoire sur les Trolls, certains se dirigèrent vers Kalimdor ou vers le sud des Royaumes de l'Est dans la sauvage Strangleronce. Un minuscule groupe fut oublié cependant, une famille gobeline était devenue de véritables adorateurs de la vie humaine, ils voulaient vivre dans des Royaumes, porter de beaux vêtements, discuter de politique dans des rues en marbre blanc et assister chaque soir à une parade de soldats en armure brillante.
Cette famille encore sans nom confectionna un petit navire à l'aide du bois de Kezan et se dirigea vers la grande Strom. Le périple fut long et douloureux, la moitié du groupuscule gobelinique succomba à des maladies maritimes et le quart des survivants furent égarés lors des accostages sur les nombreuses îles parsemant la Grande mer.
Les survivants verdâtres débarquèrent dans le port royal de Strom, la ville rouge, la capitale de tous les Royaumes humains, la plus glorieuse de toutes les cités. Les citoyens regardèrent la petite embarcation en miettes qui accostait à son rythme sur les quais, c'était la première fois que des Gobelins débarquaient dans une ville humaine ! Est-ce que ces petites créatures verdâtres au nez crochu et aux oreilles démesurées étaient amicaux ? Étaient-ce des êtres supérieurs qui venaient envahir avec seulement une dizaine de leurs soldats la ville ? Ou n'étaient-ils que le fruit hasardeux de la copulation entre un Troll, un Elfe et un Nain ?
La plupart de ces petites rumeurs s’effondrèrent lorsque le petit groupe se tinrent, courbés et en haillons, sur le quai en saluant débilement les passants. La garde ne tarda pas à arriver suite à la certaine panique que suscitait l'étrangeté de ces créatures mais au lieu d'être apeurés par cette rencontre, les hommes en armure ne purent s'empêcher d'éclater de rire devant un spectacle si ridicule.

Ainsi, pour la première fois depuis la création d'Azeroth, des gobelins infestaient une ville humaine. Même si les gardes ne prêtaient pas attention à ces petites créatures, les immigrés ne tardèrent pas à être l'objet d'une certaine xénophobie. Qui pouvait faire confiance à ces gens qui vivaient dans l'ombre, qui s'habillaient avec ce qu'ils pouvaient trouver et qui fabriquaient des mixtures aux pouvoirs surnaturels ? Les ruelles sombres et puantes de Strom furent bientôt envahies par les nouveaux arrivants, même les loubards humains les plus cruels ne purent vivre aux côtés de ces choses puantes et folles.

Une enfance plutôt... ChôôôquanteModifier

L'immigration gobeline vers les Royaumes humains ne s'arrêta pas là, des gobelins affluaient vers Hurlevent, vers Strom, vers Alterac et même vers Lordaeron. Certaines cités ne tolérèrent pas la présence de ces offenses à la bonté de la Lumière et les chassèrent de leurs villages comme à Gilnéas ou à Kul Tiras. Le dixième de la population gobeline s'était ainsi installée confortablement dans les forteresses humaines. La vie était belle pour eux, pas de fièvre de Strangleronce, pas d’insolation de Tanaris, pas de moustiques de Kezan et pas de gerçures du Norfendre. Tout était parfait et la vie continuait inlassablement son cours.
D'une manière globale, les gobelins aimaient le mode de vie humain et d'une manière ciblée c'était aussi souvent le cas... Comme dans cette famille, là, cette famille que vous voyez ! C'était l'une des seules familles gobelines à vivre dans une maison du centre-ville plutôt que dans une vieille tente de jute, encore plus étonnant, cette famille gagnait son pain en confectionnant des vêtements. C'était la famille agréablement nommée "Dulin".
Le doyen était un vieux Gobelin chaussant des lunettes crasseuses sur le bout de son nez crochu et boutonneux. Il fronçait ses sourcils touffus dès qu'un client rentrait dans la bâtisse lui donnant un air inquisiteur. Son seul plaisir était de fumer la pipe, caresser son chat de gouttière sur sa chaise préférée et gratter ses boutons sur son crâne tondu. Dans les journées chaudes, d'épaisses gouttes de sueur décoraient son front bombé et ridé accentuant son aspect crasseux.
Sa fille tenait la boutique. On ne pouvait pas la qualifier de femme "charmante" ni même de femme "des bas-fonds", elle avait le talent de se tenir exactement au centre des deux bords. Elle arborait une chevelure courte et blonde coiffée en choucroute, les fines mains de la vendeuse lui permettaient de confectionner de beaux ouvrages. La Gobeline était vêtue d'une longue robe violette décorée par une grande rose dorée au niveau de la poitrine et de bordures elles aussi dorées aux manches. Cependant, l'ossature lourde de la jeune fille gâchait le paysage.
Soudainement, un cri enfantin déchira la tranquillité de l'échoppe. On aurait dit un long cri de douleur, un cri comme on pouvait en entendre dans les geôles de Strom... Mais comme pouvaient le penser les gens présents, la famille gobeline ne torturait pas en douce un pauvre cochon, mais c'était bel et bien un enfant Gobelin qui faisait ses dents. Le petit être vert était déjà âgé de cinq ans. Il possédait le même nez crochu, les mêmes sourcils que son grand-père et le poids de sa mère.
Aux cris déchirants, le grand-père émergea de ses songes et grogna brutalement en ramassant ses lorgnons par terre et en les reposant sur son nez. Il gueula auprès de sa fille qui se dirigea vers l'arrière-boutique avant de se ré-assoupir sur sa chaise. La mère du nom de Sallik donna le sein à son gamin avant de le remettre dans son berceau doucement. Elle ramassa une peluche par terre et la reposa aux côtés du bambin.

Pendant ce temps, le vieillard n'arrivait pas à replonger dans ses rêves. Il pesta de nouveau vers les clients et ramassa avec une gigantesque difficulté le journal qu'il venait de recevoir. Il regarda les premières pages, des pages inutiles qui parlaient de gastronomie, d’artisanat et des divers concours mensuels. Il arracha en fronçant les sourcils les pages "pour les jeunes" et passa directement à la rubrique destinée à la guerre. Depuis plusieurs mois, les Orcs et les Ogres étaient arrivés sur Azeroth et dévastaient en ce moment même le Royaume de Hurlevent, la Horde était aux portes de la Forêt d'Elwynn aux côtés de leurs alliés Trolls. Mais la une ne traitait pas de ça, pas de ça précisément tout du moins.
A la vue de l'article, le vieux Gobelin écarquilla les yeux et ouvrit en grand sa bouche dévoilant ses quelques dents jaunâtres et fit tomber sa pipe au sol. "Des Gobelins aux côtés des Orcs, les sappeurs font d'immenses victimes dans les rangs de Hurlevent ! Des zeppelins qui transportent des régiments de barbares. PEUT-ON VRAIMENT LEUR FAIRE CONFIANCE ?" voilà ce qu'il venait de lire. Il détourna soudainement son regard apeuré vers la gauche, des cris retentissaient, des hurlements se faisaient entendre ainsi que des bruits de combats.
Notre vieillard attrapa sa canne et sortit de la boutique en boitant lentement. Une effroyable scène vint à sa rétine. Des citoyens armés prenaient d'assaut les taudis gobelins de la ville, des jeunes gobelins s'armaient de bouts de bois et de poignards pour repousser les régiments des villageois révoltés. Les habitants des bas-fonds construisaient des barricades avec tout ce qu'ils trouvaient. Le Gobelin, effaré, rentra de nouveau dans la boutique, attrapa le bras de sa fille tenant encore son fils dans ses bras. Refusant de le suivre, le père lui expliqua tout pressement, "Les citoyens se révoltent ! Nous ne sommes plus les bienvenus dans Strom ! Il faut fuir avant de-..." Le bâtiment s'effondra, le doyen se fit ensevelir sous les décombres. Horrifiée, Sallik poussa un cri de terreur alors que le bâtiment était à la proie des flammes. Elle se pressa vers la sortie de service avec son enfant et fuya en direction du port.
Sur le chemin, la petite chose verte se fit bousculer par une trentaine de gardes armés qui se pressaient vers les bas-quartiers. Les capitaines montés hurlaient leurs instructions alors que des citoyens réquisitionnés apportaient des seaux d'eau pour éteindre les incendies. L'émeute gagnait de l'ampleur à chaque minute qui passait, les gardes n'auront cependant aucun mal à la disperser.

La famille arriva au port en compagnie d'une vingtaine d'autres Gobelins fuyant eux aussi les violences... Mais quelque chose clochait, aucun garde n'était présent au port. Des hommes habillés de guenilles encerclèrent le groupe, ils portaient tous un sabre et un mousquet avec eux, un quinquagénaire barbu revêtissant un riche costume rouge et un tricorne à tête de mort était à la tête de l'équipage, il arborait un sourire sadique décoré d'une dizaine de dents en or. Ses yeux noirs perçaient les âmes des pauvres survivants et cachaient les âmes de ses innocentes victimes. Il regarda tour à tour les Gobelins avant de s'exclamer "On les prend tous... Mais pas d'femmes sur mon vaisseau !" à cette phrase, les pirates sortirent leurs mousquets et exécutèrent les représentantes du sexe faible présentes... Dont Sallik. Le capitaine poussa un rire diabolique en postillonnant sur les nuages. Le bébé tomba dans les bras de sa mère décédée et poussa un cri déchirant. Le pirate remballa son rire et baissa le yeux, observant avec un mélange de pitié et de sadisme le petit Gobelin. Il chuchota à un marin "On le prend, lui aussi".

Le début d'un mytheModifier

Le bambin se fit élever par le cuisinier du navire, un Ogre hirsute à deux têtes nommé "San'Bak". Dénué d'imagination, le mastodonte se mit d'accord avec soi même pour le nommer simplement "Sanbak".
Durant plus de vingt ans, Sanbak traîna dans les cuisines d'un équipage rustre, brutal et sans-pitié aux ordres d'un chef idiot et d'un capitaine dénué de sentiments. San'Bak lui révéla tous les secrets des recettes de Draenor... S'il est bien sûr possible de qualifier la recette du "sanglier aux herbes des marais" ou celle du "trotteur cru" de secrète.

Une douce soirée d'été, un autre navire de pirate aborda le vaisseau du capitaine au tricorne. Pris au dépourvu, les mousses commencèrent la bataille avec un grand désavantage. La capitaine déboula de ses quartiers, un pirate tenu à la gorge par la main gauche et un autre empalé au bout de son sabre. Ses yeux étaient injectés de sang et il montrait à qui le voulait sa dentition dorée. Il embrocha cinq autres intrus en moins de deux minutes. Le bateau tangua dangereusement. Tous les combattants perdirent l'équilibre et s'affalèrent sur le pont. Les portes des cuisines se firent briser par une masse gigantesque qui en sortit lentement. Un énorme Ogre fit face aux envahisseurs et gueula "Personne ne gâche la soupe à Bak !". Il empoigna deux marins et se défendit ensuite avec. L'attaque fut repoussée, le bateau adverse prit la fuite porté par le vent. Un dernier tonnemment de canon se fit entendre parmi les cris de victoire des forbans qui s'arrêtèrent soudainement. L'équipage entier tourna la tête vers là où devait se tenir San'Bak... Il n'était plus là. Une immense tache de sang pourpre imprégnait le rebord du bâtiment. San'Bak s'était fait toucher par un boulet de canon et était tombé à la mer. Le jeune Sanbak sortit de son tonneau qui lui servait de cachette et observa l'eau longuement malgré les ordres du capitaine. Ce qui lui avait servi de tuteur venait de disparaître à jamais.
A défaut, le capitaine nomma Sanbak nouveau cuisinier du navire. 

Le début des morts aussi...Modifier

Sanbak2

Sanbak récoltant des produits "frais"

Fou de pouvoir, notre être verdâtre commença à expérimenter de nouvelles recettes folles, dangereuses, complexes, mystérieuses, dégoûtantes voir même pestilentielles. Il s'amusait à récolter des ingrédients légendaires durant les permissions à terre sacrifiant au passage bon nombre de moussaillons. En parlant de dommages collatéraux, beaucoup de ses goûteurs périrent dans d'atroces souffrances, mais comme le disait fréquemment Sanbak "Il y a des risques, certes, mais boudiou ! Vous risquez ça pour la science ! La science culinaire !" Le vaisseau perdit ainsi la moitié de l'équipage, le capitaine devenu extrêmement malade n'eu d'autre choix que de le renvoyer. Il ne pouvait pas le tuer, cela reviendrait à tuer le fils de son navire. Ainsi, il se fit jeter sur les quais du port de Hurlevent.

ActuellementModifier

Après tant de temps en mer sans s'informer de ce qu'il se passait autour de lui et ignorant tout de son passé, Sanbak découvrait à nouveau un Royaume humain. Les bâtiments étaient plus beaux, tout était nouveau, des Elfes se baladaient tranquillement dans les rues et il rencontra même un homme-poulpe ! Sanbak ne pu rester sans métier. Il entendit dire qu'un capitaine cherchait un équipage. Il prit contact avec le capitaine nommé "Eston" et embarqua ensuite dans le "splendide" "Corbeau des tempêtes".
Il est actuellement cuisinier, aux risques et périls de ses compagnons, sur ledit bateau.